Confesser le Fils de l'homme

Publié le par Cécile de Broissia

Luc 12, 1-12

Là-dessus, comme la foule était assemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait, il commença par dire à ses disciples : « Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, la fausseté. Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est secret qui ne sera connu. Parce que tout ce que vous avez dit dans l’ombre sera entendu au grand jour ; et ce que vous avez dit à l’oreille dans la cave sera proclamé sur les terrasses.

 Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le déclare, c’est celui-là que vous devez craindre.

Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ?  Pourtant pas un d’entre eux n’est oublié de Dieu. Bien plus, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte, vous valez mieux que tous les moineaux.

 Je vous le dis : quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ; mais celui qui m’aura renié par-devant les hommes sera renié par-devant les anges de Dieu. Et quiconque dira une parole contre le fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais qui aura blasphémé contre le Saint- Esprit, cela ne lui sera pas pardonné. Lorsqu’on vous amènera devant les synagogues, les chefs et les autorités, ne vous inquiétez pas de savoir comment vous défendre et que dire. Car le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faut dire. »

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Imaginons la foule innombrable de ceux qui sont attirés par Jésus et  sentons le désir qui les habite. Jésus va choisir de s’adresser en premier à  ses disciples, ceux qui le suivent et engagent leur vie à sa suite. Il les prépare à témoigner de leur foi dans un monde hostile.  Mettons-nous au milieu des disciples et  laissons  Jésus nous encourager.

 « Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, la fausseté. »  Toute sa vie Jésus a dénoncé fermement l’hypocrisie de ses adversaires. Avant tout, Il veut que ses disciples soient vrais. Prenons conscience du levain des pharisiens que nous avons tous en nous et qui déforme nos relations et cherchons à être plus vrais. « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé »  Nous avons souvent tendance à montrer une belle image de nous-mêmes et à cacher nos imperfections mais notre chemin de croissance est de nous dévoiler tels que nous sommes en vérité. «  Tout ce que vous avez dit dans l’ombre sera entendu au grand jour, ce que vous avez dit à l’oreille dans la cave sera proclamé sur les toits. »  C’est une invitation à révéler ce qui nous fait vivre et que nous cachons souvent au plus profond de nous-mêmes.  C’est aussi une invitation à ne pas parler  des autres en secret mais à leur parler ouvertement.  

« Je vous le dis à vous, mes amis. » Laissons-nous toucher par Jésus qui nous appelle « mes amis » et soyons attentifs à ce qu’il nous dit personnellement.  

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après ne peuvent plus rien faire » Jésus nous encourage à ne pas avoir peur  des hommes qui peuvent tuer notre corps mais ne tueront jamais notre âme et notre  relation à Dieu. La vie est plus forte que la mort. «  Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. »  La crainte de Dieu n’est pas la peur de Dieu  mais la reconnaissance  de sa grandeur d’amour. Ce n’est pas lui qui peut nous jeter dans la géhenne (le symbole de l’enfer), c’est nous qui nous jetons dedans en refusant de nous laisser aimer. La crainte  de Dieu : c’est « l’abandon dans la bonté de notre Père  qui nous aime tant » (pape François).   

Un moineau est tout petit, vulnérable et ne vaut presque rien et pourtant  il est important pour Dieu  qui en prend soin."  Soyez sans crainte, vous valez mieux que tous les moineaux du monde."  Bien plus, le moindre de nos cheveux est précieux pour Dieu.   « J’en ai la certitude, rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ (Rom 8,38) », sauf quand nous ne croyons pas à notre valeur et que nous nous dévalorisons.

 « Je vous le dis : quiconque se déclarera pour moi  devant les hommes, le fils de l’homme se déclarera pour lui devant les anges du ciel. » C’est la déclaration d’une promesse. Chaque fois que nous avons le courage de nous affirmer pour Jésus et les valeurs de l’Evangile, nous entrons dans la joie de notre Maître. Au contraire si nous renions Jésus, comme l’apôtre Pierre durant la passion, nous cédons à la peur. Nous fermons notre porte et nous ne pouvons pas entrer dans la joie de notre Maître.  Quiconque dira une parole contre le fils de l’homme, cela lui sera pardonné. Mais qui aura blasphémé contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. » C’est l’Esprit Saint qui a donné à Pierre la conscience de son péché et qui  lui a permis d’être pardonné. Mais si nous refusons  de nous ouvrir à l’action de l’Esprit Saint, nous restons dans notre péché et nous ne pouvons recevoir le don de l’amour de Dieu.

Jésus sait que si nous nous engageons à le suivre, nous subirons la même opposition que lui.  Toute sa vie il  s’est appuyé sur l’amour de son Père. « Ne vous inquiétez pasl’Esprit Saint vous enseignera tout ce qu’il faut dire ».   Ayons confiance !  Nous ne sommes pas seuls,  nous avons avec vous un défenseur, un Maître.   Alors demandons lui son aide et laissons-le agir en nous comme un bon levain !

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J
superbe homélie!
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